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Couper le cordon

L’Allemagne cherche activement à réduire sa grande dépendance au gaz russe

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Berlin doit trouver d’autres sources d’approvisionnement car le pays a grand besoin de cette source de chauffage et d’électricité pour accompagner sa transition énergétique.

Des installations du pipeline Nord Stream 1 à Lubmin, en Allemagne, en mars 2022. (Hannibal Hanschke/Reuters)
ParChristophe Bourdoiseau
correspondant à Berlin
Publié le 09/03/2022 à 12h23

Pas question pour Berlin de décréter un embargo sur le gaz russe en dépit de l’invasion de l’Ukraine. Du moins pas dans l’immédiat. L’Allemagne s’est mise dans une telle situation de dépendance ces dernières décennies, qu’elle ne peut pas renoncer à court terme à l’approvisionnement russe (55% des importations).

Pour le ministre de l’Economie et du Climat, il s’agit ni plus ni moins d’une «question de paix sociale». «Les réserves nous permettent de passer l’hiver», a assuré Robert Habeck. Mais après ? Plus de la moitié des foyers allemands sont chauffés au gaz. Une bonne partie de l’industrie ne peut pas fonctionner sans cette énergie. «Nous avons fait l’erreur de nous mettre en situation de dépendance vis-à-vis d’un despote», a expliqué Robert Habeck. Sans oublier le charbon (50% des importations) et le pétrole (35%).

Remplir les réservoirs du pays

Un plan B sera donc présenté au conseil des ministres du 16 mars pour anticiper une pénurie de gaz en 2023. Le ministre de l’Economie a déjà mis en place une «task force» pour remplir les réservoirs du pays, actuellement à seulement 30% de leurs capacités. Robert H

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