Quand on a un petit rhume ou un mal de crâne en Allemagne, rien n’est compliqué. Il suffit de passer un coup de fil à son médecin traitant pour lui décrire sa douleur. Il envoie directement le certificat d’arrêt à la caisse maladie et le tour est joué.
Il n’y a aucun jour de carence. Le salaire continue d’être versé à 100 % par l’employeur (jusqu’à six semaines). Pour le chancelier, Friedrich Merz, c’est la porte ouverte à la fainéantise. Il estime que le certificat par téléphone – hérité de la crise sanitaire du Covid – inciterait les Allemands à rester à la maison pour un oui ou pour un non.
Alors que l’Allemagne se trouve en tête des pays les plus malades d’Europe avec en moyenne 14,5 jours d’absence (comptabilisés par les caisses maladie), Friedrich Merz s’est emporté mi-janvier lors d’un meeting électoral dans le Bade-Wurtemberg (dans le sud-ouest du pays) : «Cela fait presque de trois semaines ! C’est normal ça ?»
Des chiffres contradictoires
Pour justifier sa croisade contre l’Etat-providence, Friedrich Merz a choisi le pire tableau comparatif dans la jungle de chiffres publiés par les caisses d’assurance et autres organismes sociaux. Celui de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), à charge pour les salariés. Selon cette organisation intergouvernementale d’études économiques, l’Allemagne arriverait en tête des jours d’absence rémunérés avec 24,9 jours, tandis que la France se situe à la 12e position (14,2 jours) en milieu de classement.
«Il ne faut pas se lais




