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Le cours de l’or atteint un nouveau record à 4 383,76 dollars l’once

Les incertitudes économiques et géopolitiques et l’assouplissement de la politique monétaire américaine encouragent le cours du métal jaune, valeur refuge par excellence pour les investisseurs.

Des lingots d'or après avoir été inspectés et polis à la raffinerie ABC de Sydney, le 5 août 2020. (David Gray/AFP)
Publié le 22/12/2025 à 10h00

L’or continue son ascension historique. Sa valeur a atteint lundi 22 décembre 4 383,76 dollars l’once - l’unité de mesure et référence du marché mondial de l’or représentant 31,10 grammes -, battant son record d’octobre. Il y a deux mois, l’or avait atteint une valeur de 4 381,52 dollars l’once, ce qui représentait déjà une hausse de 67 % depuis le début de l’année, soit sa meilleure progression annuelle depuis 1979.

Ce nouveau record est atteint alors que les investisseurs anticipent un assouplissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) l’an prochain et de nouvelles baisses des taux d’intérêt, après la publication de données la semaine dernière sur un affaiblissement du marché du travail américain et un ralentissement de l’inflation. Et la baisse des taux d’intérêt rend l’or plus attractif : puisque l’or ne produit pas de revenus, il devient plus intéressant pour les investisseurs d’investir leur argent dans de l’or, au lieu de le placer sous formes d’actions ou d’obligations.

Perte de confiance dans le dollar

Ces derniers mois, le contexte plus général de la paralysie budgétaire américaine, la guerre commerciale menée par Donald Trump, et les risques géopolitiques entre le Venezuela et la guerre en Ukraine ont par ailleurs alimenté l’appétit des investisseurs pour le métal jaune, valeur refuge par excellence face à une perte de confiance dans le dollar.

Mais reste à voir si le cours de l’or va continuer à augmenter. Juste après le record d’octobre, en raison de prises de bénéfices des investisseurs, le cours de l’or avait connu dès le lendemain une baisse de plus de 5 %. De telles baisses n’avaient pas été constatées depuis 2020, lors des premiers mois de la pandémie.

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