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Le nucléaire grille la priorité aux renouvelables : Lecornu dégaine la feuille de route énergétique de la France pour 2035

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La France a enfin sa programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour les dix ans à venir, une petite victoire pour le Premier ministre. Sans surprise, la relance du nucléaire en sera la «colonne vertébrale», tandis que l’éolien et le solaire subissent un coup de frein.

Vue sur la centrale nucléaire de Cruas-Meysse, au bord du Rhône, en février 2022. (Adrien Baratay/Libération)
Publié le 12/02/2026 à 15h41

Une si longue attente, près de trois ans, sur fond de foire d’empoigne entre droite pronucléaire et gauche écologiste, puissants lobbys anti-éoliennes et farouches défenseurs des énergies renouvelables… le tout pimenté par des menaces de censure émanant du Rassemblement national. C’est peu dire que la nouvelle Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), qui va tracer la trajectoire énergétique de la France jusqu’en 2035 en détaillant ses objectifs de production électrique décarbonée entre nucléaire, hydraulique, éolien et solaire, aura été un chemin de croix pour les cinq gouvernements de l’ère «Macron 2». Elle devait initialement être prête en 2023 !

En visite ce jeudi 12 février sur les barrages EDF de Saut-Mortier et Vouglans, dans le Jura, le Premier ministre, flanqué des ministres de l’Economie Roland Lescure et de la Transition écologique Monique Barbut, a donc savouré cette petite victoire politique : la fameuse «PPE 3», qui comme son nom l’indique est la troisième feuille de route énergétique du pays depuis 2016, sera publiée par décret au Journal officiel

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