«Quand on est malade pendant ses vacances, on n’est plus en vacances, on est juste malade», insiste Carole Grelier, à la tête de Pépinière Grelier qui aménage et entretient des jardins aux Sables d’Olonne (Vendée). Cette cheffe d’entreprise de 50 ans accueille avec pragmatisme la décision de la Cour de cassation qui a statué, mercredi 10 septembre, qu’un salarié malade pendant ses congés payés pouvait les reporter sur présentation d’un arrêt maladie. Une mise en conformité avec le droit européen, qui estime que le droit au congé payé et le droit à l’arrêt maladie «n’ont pas la même finalité», rappelait la juridiction dans son communiqué. «Certains profiteront du système mais ceux qui ont encore une conscience professionnelle resteront en activité. C’est au salarié d’être rationnel et de ne pas en abuser, moi je serai contrainte de m’adapter», relativise celle qui emploie huit salariés.
«Mais je n’ai pas à me plaindre : dans mon entreprise, une convention collective prévoit déjà trois jours de carence et les arrêts maladies ne sont pas fréquents, alors que mes équipes travaillent beaucoup en extérieur avec de possibles problèmes de dos. Soit c’est qu’ils sont très résistants aux maladies, soit que l’ambiance




