Fin novembre, Danone annonçait la suppression de 1 500 à 2 000 postes dans le monde. Le PDG de l’entreprise agroalimentaire, Emmanuel Faber, assumait un discours de rentabilité : il s’agissait de faire remonter le cours de Bourse, tombé si bas qu’il fragilisait la multinationale sur les marchés. En privé, un proche du patron justifiait ainsi la décision : «Le risque pour l’entreprise, ce n’est pas une offre d’achat hostile, mais l’arrivée d’actionnaires activistes.» Trois mois plus tard, on y est. Des fonds d’investissement remuants, plus guidés par l’amour de la plus-value que du yaourt, sont entrés au capital. Ils visent directement Emmanuel Faber, dont ils demandent le départ. Le boss de la maison mère de Danette et Evian, d’Activia et Volvic est sous pression, critiqué pour sa gestion trop solitaire et ses résultats financiers.
Ce lundi, le conseil d’administration doit se réunir pour évoquer la gouvernance de la société. Avec la possibilité que cela tourne au référendum : pour ou contre Faber ? Dans le monde des affaires, l’homme incarne une sensibilité particulière. Il est le tenant d’un discours social et environnemental critique de la financia




