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Croissance

Le PIB en hausse de 0,4 % au troisième trimestre, tiré par les Jeux olympiques et paralympiques

Le PIB français a augmenté de 0,4 % cet été, a annoncé ce mercredi 30 octobre l’Insee. La consommation des ménages s’est notamment accrue de 0,5 %, «pour environ la moitié en raison de la consommation de services récréatifs dans le cadre des Jeux».

Lors des Jeux paralympiques à Paris, le 17 septembre. (Luis Boza/NurPhoto. AFP)
Publié le 30/10/2024 à 8h07

Merci les Phryges ? Le PIB français, «stimulé par les Jeux olympiques et paralympiques», a augmenté de 0,4 % au troisième trimestre, a annoncé ce mercredi 30 octobre l’Insee dans une première estimation conforme à ses prévisions. L’Institut observe que la demande intérieure «retrouve un peu d’allant sous l’effet du rebond de la consommation des ménages». Celle-ci, qui représente plus de la moitié du PIB, a augmenté de 0,5 % cet été après être restée stable au deuxième trimestre, «pour environ la moitié en raison de la consommation de services récréatifs dans le cadre des Jeux».

En revanche, l’investissement recule (-0,8 % après -0,1 % au deuxième trimestre), et particulièrement celui des entreprises (-1,4 % après -0,2 %) alors que les chefs d’entreprise ont passé l’été à redouter les conséquences de la dissolution de l’Assemblée nationale sur l’économie.

Au total, la demande intérieure (hors stocks) contribue positivement à la croissance du PIB au troisième trimestre : + 0,2 point après + 0,1 point au deuxième. La contribution du commerce extérieur reste légèrement positive au troisième trimestre (+ 0,1 point après + 0,2 point) car les importations se replient plus fortement (-0,7 % après + 0,1 %) que les exportations (-0,5 % après + 0,5 %). Enfin, les variations de stocks contribuent à hauteur de + 0,1 point à la croissance, après une contribution nulle au deuxième trimestre.

Au total, «l’acquis de croissance», c’est-à-dire ce que serait la croissance annuelle si le PIB restait stable au quatrième trimestre, est déjà de 1,1 % en fin de troisième trimestre, soit la prévision du gouvernement pour l’année entière. L’institut national de la statistique n’attend cependant plus d’évolution, puisqu’il prévoit une croissance nulle au quatrième trimestre.

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