Ce sera assurément un des thèmes clé de l’élection présidentielle de 2022 : au sortir de la crise sanitaire et alors que la reprise économique devient effective, le pouvoir d’achat est un sujet d’inquiétude pour les Français. Ces derniers peuvent se rassurer et le gouvernement s’enorgueillir : sur le papier, il est à la hausse au second semestre 2021. D’après les derniers chiffres de l’Insee publiés ce mardi 31 août, le revenu disponible brut (RDB) rebondit de +0,6 % par rapport au premier semestre. Il est ainsi supérieur de 1,4 % à son niveau d’avant la crise économique note l’Insee. Le 23 août sur BFM Business, le ministre des Comptes publics tablait même sur une augmentation de 1,8 % du pouvoir d’achat des ménages en 2021.
«Alléluia !» serions-nous tentés de crier, le pouvoir d’achat ne devrait pas subir une chute similaire à celle qu’il a connue après la crise de 2008 – en 2018, l’OFCE avait estimé à 440 euros par an et par ménage français la baisse du revenu disponible entre 2008 et 2016. Mais cette stabilité des revenus des ménages malgré la crise ne doit pas cacher une autre réalité que relève France Stratégie dans une




