La Grèce aura le sien, le Danemark et la Suède aussi. L’Islande l’a déjà, Israël de même. Joe Biden a demandé à vérifier «dans l’urgence» sa faisabilité, et IBM a déjà répondu par l’affirmative. Trois compagnies d’aviation ont annoncé qu’on ne pourra pas monter dans leurs avions sans lui. Lui, c’est un carnet de vaccinations numérique, surnommé passeport vaccinal, qui pourrait être le sauveur des restaurants et des hôtels cet été. Zurab Pololikashvili, le secrétaire général de l’Organisation mondiale du tourisme, ne vient-il pas de déclarer que c’est le document rêvé, l’invention qui permettrait non seulement de voyager dès cet été mais aussi d’éviter une période de quarantaine à chaque arrivée ? Et pourtant, on a une envie instinctive de le refuser, tellement l’inconnu est encore immense. Il a fallu dix ans pour s’accorder sur un passeport biométrique, peut-on imaginer un passeport vaccinal global prêt pour le mois d’août ? En France, tous les avis gouvernementaux sont négatifs, ou presque. Dans une interview à Libération, le secrétaire d’Etat chargé du Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne, estime que «cette question est encore prématurée».
A lire aussi
Elle ne l’est pourtant pas pour l’Organisation mondiale de la santé, qui a mandaté un groupe d’experts pour créer les standards d’un tel document. Elle ne l’est certainement pas pour les 2 millions de Français qui vivent directement ou indirectement du tourisme. Si la Grèce et l’Italie ouvrent leurs frontières aux tourist




