D’ordinaire, les joindre est infernal. Avec leurs agendas de maîtres du monde, bourrés de vols en jets privés ou classe affaires et de «meetings» qui s’enchaînent, les big boss du CAC 40 n’ont jamais le temps, ou pas envie, de répondre aux sollicitations imprévues. Cette fois, c’est différent : «l’affaire Emmanuel Faber», du nom du patron de Danone éjecté il y a une dizaine de jours de son fauteuil de PDG, agite depuis le petit monde du business français, qui ne parle que de ça. Qu’une telle figure se fasse ainsi virer sans les formes n’est pas si courant… On envoie un SMS à un grand patron. Cinq minutes plus tard, il rappelle – du jamais vu. Il ne veut pas être nommé ni cité, et c’est dommage car il a des choses intéressantes à dire. En substance : il faut arrêter d’analyser le limogeage d’Emmanuel Faber comme une victoire d’un capitalisme rivé sur l’argent de court terme. Pour lui, c’est une pure histoire de sous-performance économique, ayant entraîné une rupture entre Faber et son conseil d’administration.
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Les leçons de l’affaire Faber : chez Danone comme ailleurs, la finance à courte vue
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L’éviction récente du PDG de Danone, qui militait pour une économie misant au-delà du profit immédiat, rouvre le débat sur la capacité du capitalisme à voir sur le temps long.
Emmanuel Faber au Medef en août 2017. (Eric Piermont/AFP)
Publié le 27/03/2021 à 13h22
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