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«Les prochaines années seront incroyablement difficiles» : Dario Amodei, fondateur d’Anthropic, alerte sur les risques de l’IA… mais veut accélérer son développement

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Dans un essai publié en début de semaine, le PDG de la start-up à l’origine de Claude envisage l’avènement d’une «IA puissante» et alerte sur les risques qu’elle représente. Sans oublier ses propres intérêts.

Le PDG d'Anthropic, Dario Amodei, à Davos le 20 janvier. (Bloomberg/Getty Images)
Par
Augustin Brillatz
Publié le 29/01/2026 à 15h14

«L’humanité doit se réveiller, et cet essai est une tentative – peut-être vaine, mais qui vaut la peine d’être tentée – de secouer les gens pour les réveiller.» Dès les premières lignes de The Adolescence of Technology (non traduit), Dario Amodei donne le ton. Dans une prose qui mêle technosolutionnisme et avertissements alarmistes, le PDG d’Anthropic, la start-up à l’origine de l’IA générative Claude, tente de donner en 20 000 mots des clés pour apprivoiser une possible future «IA puissante». L’entrepreneur l’imagine «plus intelligente qu’un Prix Nobel sur la plupart des sujets», capable de traiter des millions d’informations de manière indépendante.

Certes, on n’y est pas encore, mais la bascule n’est peut-être plus très loin. Au vu des progrès actuels, Dario Amodei estime que cette IA pourrait arriver dans les prochaines années. Et même dans «un ou deux ans». Rien ni personne ne serait épargné par l’avènement de ce qu’il compare à un «pays de génies dans un data center». Plusieurs risques sont énumérés par le start-upper.

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