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Austérité

Loi spéciale : la France insoumise dénonce la mise au régime sec de l’Etat par le gouvernement en début d’année

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Un décret sur les «services votés» reconduit les crédits accordés aux ministères en 2025, mais deux circulaires de Sébastien Lecornu et Amélie de Montchalin limitent drastiquement les possibilités de dépenses.

Founder of French left-wing party La France Insoumise (LFI) Jean-Luc Melenchon gestures as he gives a speech during a LFI meeting in Saint-Pierre-des-Corps, central France, on November 16, 2025. (Photo by JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP) (Jean-François Monier/AFP)
Publié le 31/12/2025 à 16h29

La dernière embrouille budgétaire de 2025 se déroule en ce moment même, mercredi 31 décembre, à quelques heures des embrassades pour la nouvelle année. Elle porte sur la «loi spéciale», adoptée par le Parlement le 23 décembre pour reconduire le budget 2025 en début d’année, en attendant qu’un budget 2026 en bonne et due forme soit adopté. Et plus particulièrement sur un décret des «services votés», publié mardi au Journal officiel, dans lequel le gouvernement précise la marche à suivre pour les semaines à venir.

«Pour les coups tordus macronistes il n’y a pas de trêve des confiseurs», écrit le fondateur de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, sur son compte X au sujet de ce décret, signé par Sébastien Lecornu, le Premier ministre, et la ministre de l’Action et des Comptes publics, Amélie de Montchalin. Quel est donc le problème ? Au premier abord, le décret des «services votés» se borne à reconduire tels quels les crédits de paiements attribués aux différents ministères pour mener l’action de l’Etat en 2025. Avec un total, en bas du tableau, se montant à plus de 582 milliards d’euros.

«Aucune création nette d’emplois»

Sauf que deux circulaires accompagnent le déc

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