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Loire-Atlantique : marche arrière sur la conversion de l’une des dernières centrales à charbon de France

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Le PDG d’EDF annonce la fin du projet Ecocombust, engagé depuis 2016, qui devait conduire au passage de la centrale de Cordemais à la biomasse. Jean-Bernard Lévy explique que le retrait du groupe Suez et les prix des matières matières le conduisent à enterrer cette idée.

La centrale de Cordemais, en Loire-Atlantique, le 9 mars dernier. (Baptiste Roman/Hans Lucas. AFP)
Publié le 08/07/2021 à 10h46, mis à jour le 08/07/2021 à 16h46

C’est la fin d’un projet écolo avant même sa mise en place. Dans une lettre adressée aux syndicats de l’entreprise que Libération a pu consulter, le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, a annoncé mercredi 7 juillet «mettre un terme au projet Ecocombust lancé sur le site de Cordemais en 2016», en Loire-Atlantique. Une décision confirmée ce jeudi après-midi par le ministère de la Transition écologique. Cette transformation aurait permis à la centrale de réduire à 20 % sa consommation de charbon contre 80 % de bois de classe B, collecté notamment dans les déchetteries alentour. Et de diviser ainsi par 5 les émissions de CO2.

La décision est un coup de massue sur la tête des 370 salariés et 150 sous-traitants, puisque cette idée était censée sauver de la fermeture, à moyen terme, l’une des dernières centrales à charbon en France. «C’est une trahison, de la part de Jean-Bernard Lévy et d’Emmanuel Macron, assène Gwenaël Plagne, délégué CGT de la centrale. Le président nous a passé une commande en disant qu’il voulait sortir du charbon. On fait ce qu’il faut mais la centrale va tout de même fermer.»

«Deux raisons ont conduit à cette décision, explique Jean-Bernard Lévy dans sa lettre. Le coût du projet qui ne permettra pas de garantir un prix du produit attractif par rapport au marché actuel et le départ récent du

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