La démagogie budgétaire de l’Assemblée nationale et la faiblesse du gouvernement, dont témoigne la «suspension» de la réforme des retraites, laissent pantois les institutions européennes ainsi que les partenaires de la France, habitués à davantage de rigueur intellectuelle au pays de Descartes et surtout à la stabilité institutionnelle de la Ve République. Mais, contrairement à ce que l’on pourrait croire, cela ne les inquiète pas outre mesure. La France ne figure pas en haut de l’agenda. Pour l’instant. Comme dans cette vieille blague, l’Hexagone fait penser au type qui tombe du haut d’un immeuble et qui à chaque étage lâche : «Jusqu’ici, tout va bien.» Car un jour, le réel le rattrapera, «mais pas avant cinq ans», estime, impavide, un diplomate blanchi sous le harnais.
Analyse
L’Union européenne ne se prend plus la dette avec la France
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Pour l’UE, l’urgence est aux investissements massifs dans les technologies de rupture, la lutte contre le changement climatique ou le réarmement. Un changement de doctrine, reléguant la bonne tenue des comptes publics au second plan, qui donne de l’air à l’Hexagone.
Devant le siège de la Commission européenne à Bruxelles, le 5 février 2025. (Martin Bertrand/Hans Lucas)
Publié le 06/11/2025 à 18h56
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