«C’est pas mal, on est vraiment des journalistes !» Sur le parking du journal la Provence, à Marseille, les slogans fleurissent comme des titres d’articles : «Nos infos… c’est pas du travail d’a (r) mateur», «les cargos ne dictent pas d’embargo», «on recoupe les infos, coupez pas les têtes». Il est 10 heures ce lundi 25 mars et, face à l’imposante silhouette de la tour CMA-CGM visible au loin, la rédaction, en grève illimitée depuis vendredi, reste pleinement mobilisée. L’«accord» conclu in extremis la veille entre la direction et Aurélien Viers, rétabli dans ses fonctions de directeur de la rédaction, n’a rien changé au rendez-vous fixé pour décider de la suite du mouvement. Même si l’armateur et propriétaire du journal Rodolphe Saadé, qui s’apprête à racheter Altice Média (BFM TV et RMC), s’épargne sans doute les images d’un rassemblement au pied de sa tour. Avec, sur les pancartes, les photocopies couleur de la fameuse une jugée trop anti-Macron parce qu’elle titrait, vingt-quatre heures après
Reportage
A «La Provence», les journalistes mettent fin à leur grève en attendant une charte d’indépendance
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La rédaction du quotidien marseillais a mis fin ce lundi 25 mars au mouvement qu’elle avait entamé vendredi après la mise à pied du directeur de la publication. La direction lui reprochait une une «ambiguë» après la visite d’Emmanuel Macron.
Manifestation en soutien au directeur de la rédaction de «la Provence», Aurélien Viers, à Marseille le 25 mars 2024. (Patrick Gherdoussi/Divergence pour Libération)
Publié le 25/03/2024 à 18h42
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