Menu
Libération
Médias

A l’AFP, de la souffrance au travail et une «situation très alarmante»

Réservé aux abonnés

L’agence de presse est secouée depuis début novembre par une alerte de l’inspection du travail faisant état d’une quarantaine de salariés en détresse psychologique, dont certains auraient évoqué des pensées suicidaires. Pour réduire les risques, la direction a interdit l’accès aux terrasses du siège parisien.

L'AFP prévoit d’économiser de 10 à 12 millions d’euros en 2026, alors que selon les syndicats, «tous les services [sont] à l’os». (Carine Schmitt/Carine Schmitt)
Publié le 19/11/2025 à 18h08

Gros malaise à l’Agence France-Presse (AFP). Comme l’a révélé la Lettre ce mercredi matin, l’agence de presse aux 2 600 collaborateurs, dont environ 900 au siège parisien, est secouée depuis quelques jours par un signalement de l’inspection du travail au CSE faisant état d’une quarantaine de salariés en situation de souffrance au travail. Trois à cinq d’entre eux évoqueraient même des pensées suicidaires, ce qui a poussé la direction de l’AFP à interdire l’accès aux différentes terrasses du bâtiment situé place de la Bourse, dans le IIe arrondissement.

Selon un communiqué des syndicats de l’AFP (CGT, SNJ, CFE-CGC, FO et CFTC) mis en ligne ce mercredi après-midi sur l’intranet de l’entreprise et consulté par Libération, l’inspection du travail identifie parmi les causes à l’origine du mal-être «des conflits hiérarchiques sans médiation», des «mises à l’écart», une «gestion des RH perçues comme dissuasives ou répressives» et un déficit de «gestion des carrières». Elle pointe aussi «une crise de confiance» au sein de l’agence de presse et «un isol

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique