Un soutien de poids pour Sonia Mabrouk. Pascal Praud a volé au secours de sa collège ce samedi 24 janvier, estimant qu’elle avait «trouvé les mots justes» en prenant ses distances avec Jean-Marc Morandini et son maintien à l’antenne de CNews, malgré sa condamnation définitive pour corruption de mineurs.
«J’exprime ici toute ma solidarité à Sonia. J’aurais pu prononcer quasiment les mêmes paroles», a-t-il écrit sur le réseau social X. «Je dis ici ce que je pense dans la plus grande transparence», a conclu Pascal Praud, en assurant que «CNews est la chaîne de la liberté d’expression».
«Je n’en dors pas depuis plusieurs jours»
Interpellée mardi par son invité le député socialiste Jérôme Guedj, sur le maintien de Jean-Marc Morandini à l’antenne, Sonia Mabrouk avait répondu : «C’est une décision qui ne m’appartient pas.» Puis elle a ajouté : «J’ai beaucoup de respect pour ma direction […] mais en aucun cas ça ne vaut de cautionner cela.» Avant de nuancer : «Il n’a pas été condamné pour ne plus exercer sa profession.»
«Votre question est légitime, j’avoue que je n’en dors pas depuis plusieurs jours», avait conclu la journaliste, première figure de CNews à prendre ses distances avec le maintien de Jean-Marc Morandini.
La réaction sur X de Pascal Praud a suivi la parution vendredi d’un article du Monde qui lui était consacré et dans lequel il déclarait : «A un moment, si tu n’es pas content, tu t’en vas.»
Des médias ont repris ces propos en y voyant un désaveu de Sonia Mabrouk sur le cas Morandini, ce qu’il a démenti. Selon lui, tous ses propos rapportés dans le Monde sont issus de «deux entretiens» réalisés les 29 novembre et 4 décembre, avant la décision de justice sur Jean-Marc Morandini.
«Chacun a pu entendre sur l’antenne de CNews que je me suis toujours engagé contre les violences sexuelles et les comportements sexistes. Je pense évidemment aux victimes», a ajouté l’animateur vedette de la chaîne bolloréenne.
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Le 15 janvier, la Cour de cassation a rendu définitive la condamnation de ce dernier pour corruption de mineurs pour des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016, en n’admettant pas son pourvoi. CNews l’a maintenu à l’antenne pour son émission quotidienne, et l’animateur a indiqué envisager de saisir la Cour européenne des droits de l’homme.




