L’animateur Jean-Marc Morandini tire un trait sur toute nouvelle démarche. «Après 10 ans de procédure, j’ai fait le choix d’y mettre un terme en renonçant à tout recours», a-t-il annoncé dans une publication sur le réseau social X, alors qu’il envisageait encore tout récemment de saisir la Cour européenne des droits de l’homme. «Je remercie du fond du cœur celles et ceux qui accepteront désormais de m’accorder une seconde chance».
Dans le même message, il assure qu’il «regrette profondément les paroles et les échanges écrits qui [lui] ont été reprochés et qui ont pu blesser», et présente ses «excuses les plus sincères et les plus humbles».
Fracture
En janvier, Jean-Marc Morandini a été définitivement condamné à deux ans de prison avec sursis pour corruption de mineurs pour des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016. Il a également écopé de 20 000 euros d’amende et a, en outre, une interdiction définitive d’exercer une profession en contact avec des mineurs. Son inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles est par ailleurs confirmée.
Dans cette affaire révélée en 2016 par le magazine Les Inrocks, l’animateur était poursuivi pour avoir encouragé des comédiens, âgés de 19 à 26 ans au moment des faits, entre juin et septembre 2015, à s’exhiber nus pour les castings d’une websérie intitulée Les Faucons, dont il était le producteur.
L’animateur maintenu par CNews
Dans la foulée de la condamnation de l’animateur, CNews avait annoncé le maintenir à l’antenne, faisant valoir que «Jean-Marc Morandini continue son combat pour la justice» avec le recours qu’il envisageait jusqu’alors devant la CEDH. Une décision qui a choqué, amenant des personnalités comme Sonia Mabrouk, Pascal Praud et Laurence Ferrari à prendre leurs distances avec la chaîne.
Sur BFMTV jeudi 29 janvier, Axel, une des victimes, expliquait combien voir Morandini encore à l’écran lui faisait «mal» : «Aucun employeur ne peut garder une personne qui est reconnue comme délinquant sexuel au quotidien sur une antenne regardée par des milliers de personnes.»
Le dossier judiciaire de Jean-Marc Morandini s’est depuis alourdi : l’animateur a renoncé le 22 janvier à contester une condamnation pour harcèlement sexuel dans un autre dossier, ce qui va la rendre définitive. Dans ce dossier, il avait été condamné en appel en janvier 2025 à 18 mois de prison avec sursis, reconnu coupable d’avoir «usé de pressions pour obtenir un acte sexuel» de la part d’un jeune comédien. Le présentateur du Morandini Live doit payer une amende de 10 000 euros et indemniser Gabriel, la victime. Il a également l’obligation de suivre des soins psychologiques.




