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Crise à CNews : Sonia Mabrouk annonce sa démission de la chaîne

L’animatrice a annoncé sa démission ce vendredi 6 février au soir à l’AFP. Le 20 janvier, elle avait affirmé que «le respect» qu’elle voue à sa direction n’équivalait pas à «cautionner» le maintien de Jean-Marc Morandini à l’antenne.

L'animatrice a annoncé sa démission de CNews à l'AFP. (Joël Saget/AFP)
Publié aujourd'hui à 19h25

Sonia Mabrouk et CNews, c’est fini. L’animatrice de la chaîne de Vincent Bolloré, égérie de la «droitosphère» en conflit ouvert avec sa direction depuis sa prise de position contre le maintien de Jean-Marc Morandini à l’antenne, a officiellement annoncé sa démission ce vendredi 6 février auprès de l’AFP.

La journaliste dit avoir constaté une «altération certaine et effective de [s] a relation avec une partie de la direction de CNews» depuis sa prise de distance avec le maintien de Morandini, explique-t-elle dans un communiqué. «Hier, aujourd’hui, comme demain, ma boussole restera la préservation de l’intérêt des victimes», ajoute-t-elle. «Mes propos, pourtant largement partagés notamment en interne, ont conduit à une situation que je déplore mais dont je prends acte», a dit Sonia Mabrouk ce vendredi. La journaliste de 49 ans a précisé qu’elle restera à l’antenne de CNews le temps de son préavis, d’un mois.

Morandini visé par une nouvelle plainte

Le 20 janvier, Sonia Mabrouk avait été la première figure de CNews à s’exprimer : interpellée en direct par son invité, le député socialiste Jérôme Guedj, elle avait répondu que «le respect» qu’elle voue à sa direction n’équivaut pas à «cautionner» ce maintien de Jean-Marc Morandini. «J’avoue que je n’en dors pas depuis plusieurs jours», avait ajouté celle qui mène chaque matin «La grande interview», codiffusée sur CNews et Europe 1, ainsi que «Midi news» sur CNews.

Sonia Mabrouk réagissait alors après la condamnation définitive le 14 janvier de l’animateur pour corruption de mineurs, pour des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016. Pour ces faits, Morandini a écopé de deux ans de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende, en plus d’avoir une interdiction définitive d’exercer une profession en contact avec des mineurs. Et… un maintien à l’antenne de la chaîne d’extrême droite détenue par Vincent Bolloré. «On assume complètement !» avait même joyeusement confirmé Gérald-Brice Viret, numéro 2 du groupe Canal + (auquel CNews appartient), face aux journalistes au lendemain de la confirmation de sa condamnation.

Mediapart a par ailleurs révélé jeudi qu’un homme de 31 ans accuse désormais Morandini de «tentative de corruption de mineurs de plus de 15 ans». Les faits se seraient passés en 2012 alors que la victime, Simon, n’était âgée que 17 ans. La plainte a été déposée mercredi.

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