Il y a un peu moins de vingt ans, j’ai fait mes premiers pas de journaliste au Journal du dimanche. Le titre du groupe Lagardère jouissait alors d’un monopole dominical et affichait une ligne éditoriale somme toute modérée. Il y avait une forme de bonhomie dans la rédaction et de pluralisme dans le contenu, que garantissait la figure rassurante du directeur de la rédaction, Jean-Claude Maurice. Le JDD n’a jamais été de gauche, c’est un fait, mais il n’a jamais été non plus un Figaro du dimanche, encore moins un cousin de l’ultra droitier Valeurs actuelles. Rendez-vous incontournable du pouvoir et des décideurs grâce à son exposition singulière, le journal a toujours fait la part belle au journalisme, avec une culture maison où le reportage avait plus de place que les enquêtes. Bon an mal an, le JDD a traversé les années et les alternances politiques. Sans être exempt de quelques sorties de route, mais avec une tenue qui en a toujours fait un titre respectable. Pour de nombreux lecteurs de tous bords, il reste un rendez-vous du dimanche où chacun (ou presque) peut y trouver son compte.
Le billet de Jonathan Bouchet-Petersen
Face à Bolloré, les journalistes du «JDD» sont plus courageux que la plupart des ministres
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Les pouvoirs publics semblent frileux à l’idée de dire publiquement que l’offensive du milliardaire est un problème, alors qu’ils devraient plutôt soutenir des salariés en grève depuis le 22 juin. De quoi ont-ils peur ?
Des salariés du «Journal du dimanche» en grève, devant les bureaux de Lagardère News, le 5 juillet 2023. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 15/07/2023 à 9h00
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