La rédaction du Parisien veut des réponses. Deux jours après une lettre ouverte appelant leur actionnaire, Bernard Arnault (PDG de LVMH), à ne pas vendre leur quotidien à Vincent Bolloré, comme le laissent entendre les rumeurs dans la presse ces jours-ci, les salariés du Parisien-Aujourd’hui en France se sont réunis en assemblée générale pendant près de trois heures ce jeudi 11 septembre, à l’appel des syndicats (SGJ-FO, SGLCE-CGT, SNJ, SNJ-CGT, SNPEP-FO). Une «ambiance de groupe de parole» selon un témoin, entre tristesse et mobilisation déterminée, certains évoquant notamment «comment ce potentiel rachat détruirait le journal tel qu’on le connaît, le coup que ça porterait à la liberté d’informer et les conséquences pour nos lecteurs d’Ile-de-France notamment».
Reportage
A 470 voix (et 4 abstentions), les salariés ont voté une motion mandatant les organisations syndicales pour une rencontre immédiate avec leur direction générale. En l’occurrence Pierre Louette, PDG du groupe Les Echos-Le Parisien, et Anne-Violette Revel de Lambert, directrice générale intérimaire du quo




