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Le portrait

Faustine Bollaert, l’amie de l’après-déjeuner

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L’animatrice plébiscitée pour «Ça commence aujourd’hui» s’assume en addict à la lucarne et au témoignage.

Faustine Bollaert en février à Paris. (Martin Colombet/Libération)
ParSabrina Champenois
photo Martin colombet
Publié le 02/03/2021 à 18h03

L’idée, alors qu’on part à sa rencontre : animatrice télé, en 2021, c’est comme hôtesse de l’air - et journaliste, tiens. Un boulot autrefois glamour, torpillé en plein vol par le double scud de la banalisation - des écrans, du voyage, de l’info - et des réseaux sociaux. Le fantasme, en 2021, c’est de faire influenceur. Alors, qu’est-ce qui l’anime, elle, Faustine Bollaert, à la télé depuis vingt ans et l’air ravi mais pas de la crèche, juste bien dans ses pompes - des stilettos jamais hauts à surplomber l’autre ? Cette aise est le socle de son émission quotidienne, Ça commence aujourd’hui diffusée sur France 2 à 14 heures. On l’a découverte au détour du confinement télétravaillé, en ersatz des virées à la cantine. Faustine Bollaert, l’amie de l’après-déjeuner.

La recette de ÇCA est ultraclassique, rappelle notamment Toute une histoire animée par Jean-Luc Delarue puis Sophie Davant : du témoignage, qu’elle recueille, rythme, commente, aidée d’«experts» (psy, avocat, sexologue…). Des récits réunis autour de thématiques propices à la tranche de vie serre-kiki : «Ils ont trouvé la force d’avancer après la mort de leur enfant», «De la maltraitance à la résilience», «Réconciliations : un bonheur tant espéré», «Pour s’aimer ils ont dû fuir»… Faustine Bollaert a toujours un mouchoir à portée de main, emploie trop souvent le mot «émouvant» mais bon, elle n’est pas une brasseuse de pathos (Frédéric Lopez) ou de clash (Evelyne Thomas). L’objectif est

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