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France Culture, l’envol d’une station spéciale

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Après avoir traversé une crise interne il y a quelques années, l’antenne publique désormais apaisée s’ancre davantage dans l’actualité chaude mais continue de cultiver sa différence et son goût du temps long. Une recette qui attire plus de 2,3 millions d’auditeurs chaque jour dont 1 million pour la matinale.

Guillaume Erner, le matinalier de France Culture, et Margot Delpierre, qui présente le journal de 8 heures, à la Maison de la radio, le 20 janvier. (Cha Gonzalez/Libération)
Publié le 31/01/2026 à 6h45

«Allez chouchou !» Dans la régie du studio 341 de la Maison de la radio, la réalisatrice de la matinale de France Culture, Félicie Faugère, regarde l’horloge rouge s’approcher dangereusement de 8 heures. Elle presse Guillaume Erner, présentateur et producteur, de reprendre la parole à ses deux invités du jour pour pouvoir lancer le journal. Plus facile à dire qu’à faire. Car à France Culture, «on ne coupe pas la parole aux invités», glisse le rédacteur en chef des Matins, Yoann Duval (un ancien de Libération par ailleurs).

Il y a d’autres règles comme ça sur cette antenne un peu particulière du service public. L’une d’elles, réintroduite il y a quatre ans par Guillaume Erner pour la matinale qu’il anime depuis dix saisons, veut que les hommes et femmes politiques ne soient tout simplement plus invités en studio. On les entend suffisamment ailleurs. «C’est aussi que les politiques ont une parole extrêmement formatée, explique le journaliste de 57 ans. Ils arrivent avec des éléments de langage, ce qui requiert un mode d’interview agressif si on veut en tirer quelque chose d’intéressant. Et moi, je n’aime pas les bras de fer avec les invités.» En ce mardi 20 janvier, par exemple, alors

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