«On m’a posé la question, j’ai répondu.» Dans son lumineux bureau de l’avenue de Breteuil à Paris, où se trouvent les locaux de son groupe de production Mediawan, Pierre-Antoine Capton ne voit sincèrement pas ce qui lui est reproché. Il jette un œil sur l’écran retransmettant les répétitions de Matthieu Chedid sur le plateau de C à vous, quelques étages plus bas. Tout le milieu de la télé a noté avec amusement son soutien explicite début mars, dans le Parisien, à Delphine Ernotte-Cunci, en lice pour un troisième mandat à la tête de France Télévisions. Une validation alors qu’il est le producteur le plus choyé par le service public. N’allez pourtant pas y voir une campagne calculée pour sa reconduction : «Il aurait pu y avoir quinze autres candidats, j’aurais dit la même chose. Je pense honnêtement qu’elle a très bien fait son travail. Aujourd’hui, les télévisions publiques combattent contre des g
Dix ans de règne sur la télé publique (2/3)
France Télévisions : avec Delphine Ernotte-Cunci, on ne change pas des programmes qui marchent
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Focalisée sur les audiences et l’attention portée aux gros producteurs, la télévision publique aura assez peu innové à l’antenne en dix ans de présidence de sa PDG, reconduisant ad nauseam des formules qui fonctionnent. Deuxième volet de notre série sur France Télévisions.
Delphine Ernotte-Cunci au siège de France Télévisions, à Paris le 23 août 2018.
(Stéphane Lagoutte/Myop pour Libération)
Publié le 11/05/2025 à 16h39
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