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Grève au service international de RFI : «Aller sur le terrain est moins bien payé que de rester au siège»

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Depuis ce mardi 18 novembre au matin, une vingtaine de journalistes de la radio publique internationale sont en grève pour dénoncer «une dégradation préoccupante de leurs conditions de travail».

L'intersyndicale a dénoncé «un mépris inadmissible» de la direction de la radio. (Caroline Dejonghe/Agence 1h23)
Publié le 18/11/2025 à 17h03

Une grève à RFI après de longs mois de protestations restées lettre morte. Les journalistes du service international de la radio, postés à Paris, ont cessé le travail depuis ce mardi 18 novembre au matin pour une durée «illimitée» afin de dénoncer «une dégradation préoccupante de leurs conditions de travail». Dans leurs revendications, les journalistes réclament le retour à un effectif de 16 équivalents temps plein (sans compter les chefs de service, CDD et alternants) alors qu’ils sont aujourd’hui 14 reporters titulaires en CDI et que la charge de travail reste élevée, notamment du fait des multiples conflits à l’étranger.

Dans ce service spécialisé dans le reportage sur des terrains lointains et souvent dangereux, les grévistes pointent aussi une anomalie qui fait que lorsque les reporters sont sur le terrain, leur rémunération baisse. Les primes d’astreinte et de dimanche, qu’ils touchent habituellement quand ils sont à Paris, ne sont pas versées. «On scie la branche sur laquelle on est assis : aller sur le terrain est moins bien payé que de rester au siège alors que c’est notre raison d’être d’aller en reportage», s’inquiète Patricia Blettery, déléguée syndicale CGT.

«Mépris inadmissible»

Dans un communiqué publié vendredi 14 novembre, l’intersyndicale (FO, CFDT, CFTC, CGT et SNJ) de France Médias Monde a dénoncé «un mépris inadmissible» de la direction de la radio dans ce dossier qui remonte au mois de mars. Vendredi, une première réunion de négociations avec la dir

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