Fondé en 2023 par une vingtaine de journalistes et de représentants d’organisations professionnelles, l’Observatoire français des atteintes à la liberté de la presse (Ofalp) s’était donné pour objectif de «recenser de manière fine» ces faits régulièrement commis en France. Après trois ans de travail, l’association a présenté ce mercredi 18 février son premier rapport annuel, portant sur l’année 2024. «A l’origine, les confrères et consœurs étaient inquiets. On voyait des procédures judiciaires se multiplier, une certaine fragilité économique des médias, des violences physiques ou verbales. Mais personne ne recensait ni ne décomptait les cas. Nous nous sommes demandé : y a-t-il vraiment une inflation des atteintes à la liberté de la presse ?» expose l’une des cofondatrices de l’association, la journaliste indépendante Lucile Berland.
Complémentaire de RSF
Le travail de l’Ofalp est ainsi présenté comme complémentaire de celui de Reporters sans frontières (RSF), qui établit chaque année un classement mondial de la liberté de l




