Y a-t-il un moment où le fact-checking est hors sujet ? Quand l’horreur est à ce niveau-là, évidente, le souci de son exacte mesure apporte-t-il quelque chose au débat ? Ou éloigne-t-il au contraire de l’essentiel ? Vendredi 8 novembre, un nouveau rapport du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a affirmé, à partir d’un décompte partiel de victimes vérifiées, que 70 % des victimes à Gaza entre novembre et avril étaient des femmes et des enfants. C’est un chiffre colossal, qui implique que les frappes israéliennes tuent de manière quasiment indifférenciée les hommes, femmes et enfants, puisqu’il épouse la démographie de l’enclave. C’est aussi un chiffre plus haut que celui qu’avance le ministère de la Santé de Gaza, pour qui les femmes et les enfants représentent environ 55 % des plus de 40 000 victimes identifiées depuis le 7 Octobre. Dans une série de messages sur X (anciennement Twitter), nous avons esquissé des pistes d’explication à cette divergence, et évoqué un possible biais dans le calcul de l’ONU. Cette remise en perspective nous a valu beaucoup de commentaires. En très grande partie négatifs. Comme lors de no
Billet
Israël-Gaza : doit-on «fact-checker» l’horreur de la guerre ?
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Nos enquêtes sur le bilan humain à Gaza ont suscité de nombreuses critiques. Comme avait fait réagir le travail sur le bilan du massacre du 7 Octobre. Selon nous, il s’agit d’un travail essentiel.
Après une frappe israélienne à Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, le 10 novembre. (Dawoud Abu Alkas/REUTERS)
Publié le 12/11/2024 à 18h25
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