L’espionnage de Thomas Legrand et Laurence Bloch au cours d’une conversation dans un café aurait été ordonné directement par la direction d’Europe 1 (propriété du milliardaire d’extrême droite Vincent Bolloré), selon la cellule investigation de Radio France. Le 16 décembre, le site de la radio publiait une série d’articles à tendance sensationnaliste révélant des propos supposément tenus par Thomas Legrand, éditorialiste à Libération, et Laurence Bloch, son ancienne supérieure à France Inter quand ils y officiaient tous deux, à l’occasion d’une «rencontre secrète». Cette dernière, écrivait Europe 1, s’était tenue dans une brasserie du XIVe arrondissement parisien avec pour objectif de préparer l’audition de Thomas Legrand, le 18 décembre, par une commission d’enquête parlementaire sur «la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public». Commission dont les travaux sont menés par un
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La conversation volée entre Laurence Bloch et Thomas Legrand a été directement enregistrée par un journaliste d’Europe 1
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L’enregistrement à leur insu des deux anciens de France Inter, le 15 décembre dans un café parisien, avait régalé les médias Bolloré en guerre contre l’audiovisuel public.
Au moment où Thomas Legrand et Laurence Bloch conversaient dans une brasserie, un journaliste d’Europe 1, Alexis Delafontaine, attablé non loin, a enregistré la conversation. (Thibaut Durand/Thibaut Durand)
Publié le 15/01/2026 à 12h04, mis à jour le 15/01/2026 à 13h57
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