Menu
Libération
Liberté de la presse

La rédaction du «Parisien» en émoi après la non-parution d’une interview de Philippe Martinez

Réservé aux abonnés

Après la décision de Nicolas Charbonneau, directeur des rédactions du quotidien, de retirer un entretien avec le secrétaire général de la CGT prévu dans le journal de lundi, au prétexte d’un «déséquilibre» éditorial, les syndicats et la Société des journalistes s’émeuvent d’un choix perçu comme une censure.

Nicolas Charbonneau, directeur des rédactions du «Parisien» depuis septembre, invité du Press Club de France Télévisions, en 2021. (Capture YouTube)
Publié le 21/10/2022 à 15h19

Le traitement du conflit social provoque des tensions au sein de la rédaction du Parisien. Dans un communiqué partagé en interne jeudi et consulté par Libération, confirmant une information du Monde, la Société des journalistes (SDJ) et les trois organisations syndicales présentes au sein du journal (SNJ-CGT, SNJ, et SGJ-FO) relatent l’émoi autour de la censure d’une interview du secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, prévue pour l’édition du lundi 17 octobre. Mis en cause : le nouveau directeur des rédactions, Nicolas Charbonneau. Nommé début septembre à la tête du journal détenu par le groupe LVMH du milliardaire Bernard Arnault, cet ancien directeur du Parisien week-end a succédé à Jean-Michel Salvator.

Décidé samedi, l’entretien avec le leader de la CGT a été validé par la rédaction en chef du Parisien puis réalisé dans la soirée. Dimanche, l’interview était finalement déprogrammée du journal sur demande de Nicolas Charbonneau, qui n’était pourtant pas de permanence. «Ce choix éditorial, a priori perçu comme de la censure, a provoqué un vif émoi au sein de la rédaction et en particulier au service économie qui s’interroge

Dans la même rubrique