Il avait été dans un premier temps suspendu de son mandat à la tête de l’institut chargé d’archiver les productions audiovisuelles. Laurent Vallet, le président de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) a annoncé ce vendredi 29 août sa démission dans un communiqué.
Le dirigeant avait été interpellé fin juillet à son domicile parisien, après avoir acheté de cocaïne. La ministre de la Culture, Rachida Dati, avait ensuite annoncé sa suspension début août sur X «pour la sérénité de l’institution» et «en attendant de plus amples informations». C’est l’ancienne directrice de l’école de journalisme de Sciences-Po, Agnès Chauveau, qui assure depuis l’intérim à la tête de l’Institut national de l’audiovisuel.
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Dans son communiqué ce vendredi, Laurent Vallet, à la tête de l’INA depuis une décennie, déclare avoir présenté sa démission à sa ministre de tutelle afin de suivre la mesure «d’injonction thérapeutique» ordonnée par la justice.
Il avait précédemment assuré avoir «conscience du caractère à tous égards néfaste et condamnable de la consommation de stupéfiants» et soulignait se soumettre «à toute obligation que la justice estimera nécessaire». Laurent Vallet a notamment reçu une convocation pour une audience début septembre au tribunal judiciaire de Paris, pour une injonction thérapeutique.
Ephémère prédécesseuse
Il occupait la présidence de cette structure publique depuis mai 2015, en succédant à Agnès Saal, restée moins d’un an en poste. Cette dernière avait, elle aussi, dû démissionner à la demande de la ministre de la Culture de l’époque, Fleur Pellerin, après la révélation de frais de taxi dépassant 40 000 euros en dix mois.
Selon les chiffres du dernier rapport de l’Observatoire français des drogues (OFDT), rendus publics mi-janvier, 1,1 million de Français déclarent avoir consommé de la cocaïne durant l’année 2023. Presque deux fois plus qu’en 2017.




