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L’OPA de Bolloré sur Lagardère, un séisme dans l’édition

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La probable prise de contrôle du géant Hachette par le milliardaire pourrait l’obliger à céder Editis, le deuxième acteur du marché, pour des raisons concurrentielles. Le groupe Média-Participations de Vincent Montagne pourrait s’en emparer.

Le stand Hachette lors d'un salon du livre à New York, en 2015. (Mark Lennihan/AP)
Publié le 16/09/2021 à 18h13

Pour le monde du livre, l’annonce de l’offre publique d’achat de Vivendi sur Lagardère est une détonation au puissant effet de souffle. Le second étant le propriétaire d’Hachette (Grasset, Stock, Albert René, Larousse, etc.) et le premier celui d’Editis (La Découverte, Plon, Nathan, First, etc.), l’opération à venir signerait, dans les faits, le rapprochement de deux plus grands groupes d’édition de France. Soit un «tremblement de terre» dans le paysage, dixit le patron d’une maison concurrente, de nature à reconfigurer en profondeur les équilibres. Hachette, géant mondial bien implanté aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, affiche un chiffre d’affaires annuel de 2,4 milliards d’euros, quand Editis présente une ligne de revenus supérieure à 700 millions d’euros. L’actionnaire de référence de Vivendi, Vincent Bolloré, ne se cachait pas depuis des mois de vouloir mettre la main sur Hachette, le principal actif du groupe Lagardère jusque là.

Histoire de cash

Problème pour le milliardaire breton : les autorités anti-concurrence ne laisseront pas passer, selon toute logique, la constitution de ce quasi-monopole. L’ensemble Hachette-Editis aurait des parts de marchés démentielles dans plusieurs métiers de l’édition, comme les manuels scolaires, le livre de poche ou la distribution. Il faudra donc opérer des cessions d’actifs pou

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