Un événement vendu comme un combat de catch, et bombardé sur tous les canaux : la chaîne télé BFMTV, la radio RMC, même la plateforme de streaming Twitch. Pour leur débat-spectacle entre Jean-Luc Mélenchon et Eric Zemmour jeudi, les médias du groupe Altice n’ont pas fait dans la demi-mesure. Pour BFMTV, à l’origine de l’événement, c’est l’occasion de rentrer de plain-pied dans la campagne présidentielle, en montrant les muscles et avant d’enchaîner le lendemain matin avec l’ultime débat de la primaire écolo. La chaîne vante son dispositif pour ce «débat exceptionnel», avec notamment une cellule de vérification en direct des propos des deux débatteurs.
L’émission vient également concrétiser une obsession latente de BFMTV pour Eric Zemmour, pourtant autrefois tête d’affiche de son concurrent CNews. Depuis que le presque candidat a entamé sa non-campagne, la chaîne relaie tous ses faits et gestes. Encore mardi en analysant la vidéo diffusée par Zemmour sur les réseaux sociaux et revenant sur la crise diplomatique franco-australienne. «On le traite de manière journalistique, défend auprès de Libération le directeur de la chaîne Marc-Olivier Fogiel. Pas comme un candidat, mais comme quelqu’un qui vient troubler la vie politique.»
«Cassage de grille»
La société des journalistes de BFMTV déclare à Libération être attentive «à la place accordée sur notre antenne à Eric Zemmour». «Nous avons un dialogue avec la direction pour veiller à ce que cette place soit la plus




