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«Nouvelle République» : le journal ironise sur le «plagiat» de Gabriel Attal

Le secrétaire général de Renaissance veut renommer son parti du même nom que le quotidien régional du Centre-Val-de-Loire. L’entourage de l’ancien Premier ministre assure que la rédaction a été mis au courant de ce changement.

Le quotidien espère que l'ex-Premier ministre « ne lui empruntera pas ses vieux logos et autres slogans fédérateurs». (Denis Allard/Libération)
Publié le 27/01/2026 à 8h23

Le quotidien régional la Nouvelle République a ironisé sur le «plagiat» de Gabriel Attal, qui entend rebaptiser du même nom le parti Renaissance, évoquant un «hommage embarrassant» dans un éditorial publié lundi 26 janvier. «Le parti du président de la République changera bientôt de nom. Problème, il opterait pour le nom d’un groupe de presse historique : le nôtre», écrit la «NR», qui revendique cette marque depuis «huit décennies».

«L’hommage est embarrassant même si la timidité de Gabriel Attal est émouvante. Le leader politique n’a en effet pas osé informer la NR de son idée», poursuit le titre de presse, qui dit vendre «120 000 journaux» chaque jour «dans cinq départements» du Centre-Val-de-Loire.

Une version contestée par l’entourage de l’ancien Premier ministre, qui a fait savoir lundi soir que le président du directoire de la Nouvelle République, Olivier Saint-Cricq, avait bel et bien été «informé il y a quelques mois» de cette «réflexion» autour du nom. Si Renaissance, créé par Emmanuel Macron en avril 2016 sous le nom d’En Marche !, ne sera officiellement rebaptisé qu’après les municipales, cette nouvelle appellation s’affiche déjà sur le fronton du siège du parti.

Selon RTL, Gabriel Attal a pris conseil de juristes pour s’assurer qu’il n’y aurait pas de conflit avec le journal, qui ironise en retour sur la «prudence» de l’ancien ministre de l’Education et espère qu’il «ne lui empruntera pas ses vieux logos et autres slogans fédérateurs».

«Si Gabriel Attal manque d’inspiration, qu’il s’intéresse aux municipales. Ce rendez-vous électoral dans lequel son parti peine à peser mais que la Nouvelle République chronique sans parti pris», grince encore le quotidien régional dans son éditorial signé de Luc Bourriane, son directeur de la rédaction.

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