«C’est l’histoire d’une vie. Une histoire qui nous tient à cœur.» Celle de la Gazette de Montpellier, hebdomadaire de la métropole héraultaise. Un journal né en 1987, «à l’époque où localier était un gros mot», qui a fait le choix de «l’information pratique», celle au «centre de vos vies», retrace Henri-Marc Rossignol, l’un des quatre fondateurs du titre, devant une cinquantaine de personnes venues assister à une réunion publique, un soir de février, pour parler de l’avenir du magazine.
Près de quarante ans après la naissance du «city mag» spécialisé dans la vie culturelle et l’actualité de la région, deux de ses fondateurs sont décédés. Henri-Marc Rossignol, ex-rédacteur en chef, a pris sa retraite et le quatrième, Pierre Serre, toujours directeur de la publication, voudrait bien faire de même. Pour les deux journalistes, propriétaires du titre via la société anonyme des gazettes associées (Saga) qui détient aussi la Gazette de Nîmes, il est l’heure de passer la main. Mais pas n’importe comment. «On ne veut pas faire de l’argent avec la Gazette et on ne veut pas qu’elle soit polluée, qu’elle change de ton», résume au micro Henri-Marc Rossignol, dans une arrière-salle de la brasserie montpelliéraine le Gazette café, autre satellite né dans le sillage du titre de presse.
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