Ça bouge à Radio France. Mi-juin, Libération racontait dans une longue enquête les coulisses du bouquet de radios le plus écouté de l’Hexagone et premier employeur du secteur. Pour fonctionner, nous expliquions que Radio France s’appuie en partie sur des jeunes précaires, mal payés à la pige (contrats à la journée) ou en CDD court, le tout sous une pression constante, un éloignement géographique contraint et dans une entreprise ou règne une culture du silence. Un système globalement connu de tous dans le milieu du journalisme, mais beaucoup moins du grand public, qui n’a que peu évolué ces deux dernières décennies.
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Depuis, en coulisse, les choses semblent évoluer. Quelques jours après la parution de notre enquête, pigistes et CDD ont envoyé un mail commun à la direction et aux salariés de Radio France, évoquant «un malaise profond» qui «ne date pas d’hier». Dans leur lettre, ces jeunes journalistes dénonçaient également une réforme annoncée du planning, ce concours que les pigistes passent pour pouvoir ensuite intégrer un système de CDD à la demande qui peut les envoyer, pour des contrats allant d’une journée à plusieurs mois, dans toutes les rédactions du groupe.
Ladite réforme, très mal vue par les premiers concernés, prévoyait que la collaboration avec un journaliste s’arrête au bout de quatre ans si celui-ci refusait les propositions de CDI qui lui sont faites. Des propositions qui pouvaient l’envoyer, encore une fois, aux quatre coins de la France. Un




