On avait hâte. Parce que marre. Marre du fla-fla médiatique connexe à Léa Salamé qui battait son plein depuis la mi-juin. «Elle quitte la matinale de France Inter pour prendre le 20 heures de France 2» : la nouvelle a été annoncée comme la troisième guerre mondiale, ou pas loin. Notamment sur le service public, dont on est une adepte.
Sur France Inter, on avait tutoyé des sommets le 3 juillet, jour de sa dernière matinale. C’était à croire que quelqu’un était mort. Cette voix d’outre-tombe de Nicolas Demorand, quand il a lâché : «On y est Léa. Ce moment qu’on redoute.» Et elle qui embrayait dans le drama : «Comment vous dire combien je redoutais ce moment ?» Et puis : «C’est une épreuve. Parce que c’est une page de plus de dix ans que je tourne ce matin.» Et là-dessus, déclaration d’amour à «Nico», «On s’est tant aimés. Je t’aime, merci pour tout, pour tout ce que tu as apporté à ma vie, pour le supplément d’âme et d’humanité.» A quoi «Nico», terrassé, lâchait l’affaire,




