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Prisma Media : le groupe détenu par Vincent Bolloré prévoit un plan de départ de 240 salariés

Pour la troisième fois en deux ans, le groupe qui détient «Capital», «Geo», «Voici» ou encore «Télé-Loisirs» envisage une vague de départ.

Le groupe Prisma Media est le leader de la presse magazine en France. (Léo Pierre/Léo Pierre)
Publié le 18/12/2025 à 16h51

De nouvelles coupes drastiques dans les effectifs du numéro 1 de la presse magazine en France. Le groupe Prisma Media, possession du milliardaire d’extrême droite Vincent Bolloré, prévoit un plan de départ pouvant atteindre jusqu’à 240 personnes, soit un tiers des salariés, a-t-on appris ce jeudi 19 décembre. Il s’agit de la troisième vague de départs en deux ans annoncée au sein du groupe, passé sous le giron Bolloré en 2021.

Prisma Media comprend de nombreux titres comme Capital, Geo, Femme actuelle, Voici ou Télé-Loisirs. Depuis début décembre, il inclut également Ici Paris et France Dimanche, rachetés à CMI France, le groupe contrôlé par le milliardaire tchèque (et par ailleurs créancier de Libération) Daniel Kretinsky.

Un projet de rupture conventionnelle collective refusé

Selon les sources syndicales, et comme l’avait révélé le Figaro, la direction a proposé mercredi une rupture conventionnelle collective, qui a été refusée par les syndicats car elle aurait porté sur un nombre trop important de postes. «Le vice-président du groupe, Gérald-Brice Viret, est venu ce [jeudi] matin en CSE [comité social et économique] nous annoncer qu’il prenait acte du refus et qu’ils allaient engager la négociation d’un plan social qui touchera 230 à 240 postes sur 694 CDI permanents», explique le délégué syndical CGT de Prisma, Emmanuel Vire.

Contacté, Gérald-Brice Viret confirme «un projet plan de départs volontaires-plan de sauvegarde de l’emploi qui sera présenté au CSE et aux collaborateurs au cours du premier trimestre 2026» et qui «pourrait aller jusqu’à 240 personnes». La direction n’a pas souhaité faire d’autre commentaire.

En août 2024, rappelle le Figaro, une rupture conventionnelle collective avait conduit au départ de 27 salariés. Puis en juillet 2025, un plan de sauvegarde de l’emploi s’était, lui, soldé par 54 départs.

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