Radio France a publié mardi 11 novembre un message corrigeant des propos tenus par une journaliste de France Télévisions au sujet du maire élu de New York, Zohran Mamdani, lors d’une interview dimanche 9 de Manuel Bompard (LFI) diffusée sur France Inter et la chaîne de télévision franceinfo.
«Lors de [l’émission] “Questions Politiques”, dont le député Manuel Bompard était l’invité, des questions d’Alix Bouilhaguet sur Zohran Mamdani ont suscité des interrogations de nos auditeurs. Radio France et France Télévisions y répondent», indique le groupe dans un message publié sur X et sur le site de l’émission.
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Dans ces «précisions», signées Radio France et France Télévisions, les deux médias reviennent sur plusieurs affirmations de la journaliste de France Télévisions au sujet du nouveau maire de New York, élu le 4 novembre, en particulier concernant sa position vis-à-vis d’Israël et de Gaza.
«Les questions posées étaient mensongères»
Les deux groupes audiovisuels reprennent notamment l’une des phrases prononcées par Alix Bouilhaguet pendant l’interview. Elle affirmait notamment, s’agissant du nouvel édile de New-York : «Quand on lui demande de condamner le 7 octobre, bien souvent il botte en touche, il répète que le problème, c’est l’occupation d’Israël.» Dans son message, Radio France la reprend, comme l’avait d’ailleurs fait Manuel Bompard lors de l’émission : «On ne peut pas dire qu’il “botte en touche”. On ne peut pas dire qu’il n’a pas condamné le 7 octobre, car dès 2023 il a dénoncé des “crimes de guerre”. Il dénonçait encore le 7 octobre 2025 des “crimes de guerre horribles”.»
Après l’émission, diffusée en direct, LFI avait indiqué lundi saisir l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel. «A plusieurs reprises au cours de cet entretien, la journaliste a tenu des affirmations factuellement fausses», avait écrit le parti politique dans une lettre publique.
En réponse au message de Radio France et de France Télévisions, Manuel Bompard a estimé mardi sur X que «France Inter et France Télévisions reconnaissent donc que les questions posées étaient mensongères», après «2 jours de silence». «Mais [ils] n’annoncent aucune décision concrète face à cette désinformation manifeste», a déploré le député des Bouches-du-Rhône.




