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Billet

Salut Twitter : comment j’ai embarqué à bord de Mastodon

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Après quatorze ans de présence sur Twitter, j’ai rendu mon tablier. Les licenciements massifs et brutaux du personnel après la prise de pouvoir d’Elon Musk ont été la goutte d’eau. Et maintenant, on va où ? Sur Mastodon, il paraît.

L’arrivée d’Elon Musk à la tête de Twitter a fait gagner plusieurs centaines de milliers d'utilisateurs à Mastodon. (Adrien Fillon/Hans Lucas)
Publié le 06/11/2022 à 18h44

«Tschüssi Twitter», ai-je annoncé en story Instagram ce week-end. Où dire qu’on quitte le réseau social sur lequel on s’exprime le plus ? Sur Twitter, puis fermer le compte d’un geste impérial ? Un peu ridicule, non ? J’ai donc choisi Insta, d’ordinaire dédié aux photos de ma fille, aux choux farcis en cocotte et aux plages du Nord. Bye Twitter, la fin d’une ère. Après quatorze ans, une dizaine de milliers d’abonnés et un compte certifié bientôt aussi cher qu’un abonnement Netflix, j’ai décidé de partir. Les licenciements massifs et brutaux d’Ubu Musk ont été la goutte d’eau. La crainte de voir le réseau devenir un Far West où prospèrent les discours haineux, la fatigue morale à l’idée de participer, d’une manière ou d’une autre, à une vaste entreprise de what the fuck libertarien m’a convaincue de déserter.

Depuis quelques mois, j’avais ralenti le rythme. Trop d’images coup de poing, d’avis jetés à la figure, de posts anxiogènes, de longs threads doctes pour nous expliquer la vie. Trop de bruit et de fureur. Féministe, je trouve de plus en plus difficile de s’exprimer sur Twitter.

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