Avec Vincent Bolloré, le scénario se déroule presque toujours de la même manière. Lorsque le milliardaire prend place, il commence souvent par liquider le management en poste pour placer ses pions. Il l’a fait à Canal +, Editis, Prisma, Havas ou Gameloft, toutes des entreprises de la galaxie Vivendi, le groupe du CAC 40 dont il est l’actionnaire de référence depuis 2015. «Bolloré a une obsession, c’est de s’entourer de gens loyaux», raconte un producteur qui a beaucoup eu affaire à lui. Le limogeage d’Hervé Gattegno, qui dirigeait jusque-là Paris Match et le Journal du dimanche (JDD), répond d’abord à cette logique. Quelles que puissent être les autres raisons ayant aussi contribué à cette décision : l’anti-zemmourisme du journaliste, la défiance dont il faisait l’objet dans les rédactions ou les résultats commerciaux des deux hebdomadaires.
Médias
Vincent Bolloré, mini-Murdoch à la française
Réservé aux abonnés
Avec la prise de contrôle du groupe Lagardère, qui possède «Paris Match» et «le JDD», le milliardaire est en train de constituer un vaste groupe d’influence dans les médias, sur une ligne conservatrice et radicale. Il reçoit et recrute lui-même les journalistes de ce Fox News tricolore.
Vincent Bolloré, à Paris, en avril 2018. (Eric Piermont/AFP)
Publié le 21/10/2021 à 21h01
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus