Le feulement sourd de ses deux turboréacteurs M88 déchire le ciel du Bourget depuis plus de trente ans. Et l’apparition de sa silhouette grise à aile delta et «plans canards» (les deux ailerons avant) reste un must des démonstrations en vol de la grand-messe de l’aéronautique. Le Rafale symbolise a lui seul la place à part qu’occupe Dassault Aviation dans l’industrie française de défense : fournisseur «souverain» d’avions de combat pour l’armée de l’air depuis 1935 et grand exportateur d’armement à travers le monde. Le «contrat du siècle» qui devrait être officialisé à New Delhi ce mardi 17 février pour la vente à l’Inde d’au moins 114 exemplaires de cet avion de combat «multirôles», à l’occasion de la visite officielle d’Emmanuel Macron, en est la meilleure illustration.
Lors de ses trois précédents voyages en Inde, le chef de l’Etat français ne s’est pas fait prier pour jouer au directeur commercial de l’entreprise Dassault auprès du Premier ministre indien, Narendra Modi. Mais cette fois,




