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Analyse

«Menace d’asphyxie», «t’en fais pas Simone», «tout va très bien madame la marquise»… François Bayrou en boucle en attendant le vote de confiance

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Devant le Medef ce jeudi, le Premier ministre qui remettra son sort entre les mains de l’Assemblée le 8 septembre a ressassé les mêmes arguments sur la dette et l’urgence budgétaire. Sans faire avancer les discussions.
François Bayrou s’est exprimé lors de la Rencontre des entrepreneurs de France, jeudi à Paris. (Albert Facelly/Libération)
publié le 28 août 2025 à 20h44

Le Premier ministre n’arrête pas de faire des calculs. Il compte les jours. Il lui en reste 11, a dénombré François Bayrou ce jeudi 28 août à Roland-Garros devant la presse, après son discours aux Rencontres des entrepreneurs de France, l’université d’été du Medef. Onze jours avant un vote de confiance à l’Assemblée nationale dont l’issue, son départ de Matignon, ne fait guère de doute. Quand certains, tel Boris Vallaud, chef de file des députés PS, dans Libération, l’accusent d’avoir passé l’été à préparer sa sortie, le Premier ministre dément. Il «veut rester», jure-t-il, «persuadé» que «tout peut bouger dans les onze jours qui viennent à condition qu’on s’engage, à condition qu’on n’ait peur de rien».

Quand le Premier ministre n’égrène pas les jours, il compte les millions et les milliar