Dopé par le démarrage en fanfare de sa console Switch 2, Nintendo a vu son bénéfice net bondir de 51 % sur les neuf premiers mois de l’exercice décalé 2025-2026, a fait savoir le géant japonais du jeu vidéo mardi 3 février.
Sur la période avril-décembre, le groupe a dégagé un bénéfice net de 1,95 milliard d’euros, avec doublement de son chiffre d’affaires à 10,39 milliards d’euros. De quoi envisager un record pour l’ensemble de l’exercice, à 12,3 milliards d’euros.
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Depuis son lancement en juin, la nouvelle console hybride - utilisable sur un téléviseur ou en déplacement - a été écoulée à 17,37 millions d’unités. Nintendo s’attend toujours à en vendre 19 millions sur l’ensemble de l’exercice qui s’achèvera fin mars.
«La Switch 2 a connu un bon démarrage, et les ventes ont continué de progresser pendant la période des fêtes. Concernant les jeux Switch 2, Mario Kart World, sorti le même jour que la console, a enregistré des ventes de 14,03 millions d’unités», commente Nintendo.
Nouveaux titres
Pour être moins dépendante des ventes de consoles, l’entreprise de Kyoto vise une augmentation des ventes de jeux. Elle mise sur la compatibilité de jeux de la Switch 1 avec sa petite sœur pour soutenir ses résultats et assurer une transition en douceur. Légendes Pokémon : Z-A, sorti en octobre sur les Switch 1 et 2, s’est déjà écoulé à 8,41 millions d’unités.
Nintendo compte aussi attirer de nouveaux joueurs vers la Switch 2 en sortant des jeux de séries majeures disponibles chez ses concurrents Sony et Microsoft : il a annoncé des opus de la franchise de survival-horror Resident Evil et de la série des Final Fantasy. «Nous prévoyons de sortir Mario Tennis Fever en février et Pokémon Pokopia en mars», a également annoncé le groupe mardi.
Bien que Nintendo se diversifie dans les films à succès et les parcs d’attractions, les consoles restent au cœur de son activité. Sa traditionnelle Switch s’est encore écoulée 3,25 millions d’exemplaires sur avril-décembre.
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Cependant, une pénurie mondiale de puces-mémoire, provoquée par la demande effrénée liée aux infrastructures d’intelligence artificielle, pourrait faire grimper ses coûts de production.
Les prix des micropuces mémoire – utilisées dans les consoles, téléphones, ordinateurs portables et autres appareils électroniques – ont explosé, les fabricants de puces se concentrant sur la satisfaction de la demande colossale des centres de données d’IA.
Face à ces pénuries, une augmentation du prix de la Switch 2 n’est pas à exclure, même si Nintendo pourrait d’abord absorber en interne les hausses de coût de production.




