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Nokia France : signature d’un accord avec les syndicats pour supprimer 421 postes

Cet accord a été signé le 19 décembre entre la branche française de l’entreprise de télécommunications d’une part, la CFDT et la CFE-CGC d’autre part. Cette coupe représente 18 % des quelque 2 300 salariés de la société en France.

En 2023 et 2024, deux ruptures conventionnelles collectives ont déjà été signées . (Seppo Samuli/REUTERS)
Publié le 22/12/2025 à 12h52

421 emplois chez Nokia bientôt supprimés après la signature d’un accord entre la branche française de l’équipementier finlandais de télécommunications et deux syndicats. C’est ce qu’ont indiqué ce lundi plusieurs sources syndicales à l’AFP. Les syndicats CFDT et CFE-CGC, majoritaires, ont approuvé le 19 décembre un plan de rupture conventionnelle collective (RCC), qui concerne 78 postes sur le site de Lannion (Côtes-d’Armor) et 343 postes sur les sites de Paris-Saclay, en région parisienne.

«Rajeunir la moyenne d’âge»

Les ruptures conventionnelles collectives, qui n’ont pas à être justifiées par des motifs économiques, doivent nécessairement obtenir l’approbation des représentants du personnel pour être mises en œuvre.oui

«Les suppressions d’emplois ne sont jamais une bonne nouvelle» même si ce plan peut constituer «une opportunité» pour les salariés les plus anciens, a commenté auprès de l’AFP Olivier Marcé, délégué syndical central CFE-CGC. Pour ce représentant du personnel, l’enjeu est de «rajeunir la moyenne d’âge de la société».

Les salariés pourront se porter volontaires au départ à partir du mois de janvier 2026 jusqu’à la fin juin, a précisé Olivier Marcé, ajoutant que l’accord devait encore être validé par la direction du travail. Cette réduction d’effectifs concerne plus de 18 % des quelque 2 300 salariés de Nokia en France.

Pas de signature de la CGT

Le syndicat CGT, qui n’a pas signé l’accord, a de son côté dénoncé dans un tract «une stratégie de démantèlement qui sacrifie l’emploi». La rupture conventionnelle collective est devenue «un outil presque routinier de gestion des effectifs, permettant d’enchaîner les réductions sans jamais interroger la stratégie industrielle», a fustigé l’organisation syndicale, qui avait signé les deux RCC précédentes, en 2023 et 2024.

«On ne peut plus accompagner ce genre de procédés», a complété un délégué syndical central CGT. Sollicitée par l’AFP, la direction de Nokia France n’avait pas réagi dans l’immédiat.

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