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Nouveau record de la dette publique, qui représente 117,4 % du PIB français

La dette publique française représentait à 3 482,2 milliards d’euros à la fin du troisième trimestre 2025 a annoncé l’Insee ce vendredi 19 décembre, une hausse continue depuis le début d’année.

Le ministère de l'Economie et des finances, à Bercy, le 30 juillet 2025. (XOSE BOUZAS/Hans Lucas via AFP)
Publié le 19/12/2025 à 11h02

Et de trois trimestres de hausse consécutifs. La dette publique française s’établissait à 3 482,2 milliards d’euros à la fin du troisième trimestre, soit 117,4 % du produit intérieur brut (PIB) après 115,7 % au trimestre précédent, annonce l’Insee ce vendredi 19 décembre, alors que le Parlement échouait à trouver un compromis sur le budget 2026. La dette a augmenté de 65,9 milliards d’euros entre juillet et septembre, après une hausse de 70,9 milliards au trimestre précédent, ajoute l’Institut national de la statistique.

Exprimée en pourcentage de PIB, la dette française est la troisième de l’Union européenne derrière la Grèce et l’Italie. La hausse trimestrielle vient pour 58,1 milliards d’euros de l’État (contre + 64,3 milliards au deuxième trimestre). La dette de l’Etat représente 2 845,7 milliards d’euros au total. En 2024, la baisse des recettes, notamment l’allégement des impôts accordé aux entreprises et aux plus aisés, ainsi que les conséquences de la pandémie de Covid-19, étaient la principale cause du dérapage

Ces chiffres sont publiés alors qu’une commission mixte paritaire de députés et de sénateurs a échoué ce matin à trouver un compromis sur le projet de budget de l’Etat pour 2026. Une loi spéciale devrait être déposée par le Premier ministre, texte technique permettant de prolonger début 2026 le budget 2025, au moins pour percevoir les impôts. Elle permettrait de se réatteler à la confection d’un budget en bonne et due forme dans les semaines suivantes.

Conséquences à venir d’une loi spéciale

Cette mesure pèserait encore sur les finances publiques. Selon l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), ce régime exceptionnel, s’il était appliqué sur l’année 2026 tout entière, ferait perdre 6,5 milliards d’euros de recettes à l’Etat, tout en réduisant les dépenses de trois milliards. Une loi spéciale aboutirait à un déficit «nettement supérieur à ce qui est souhaitable», a aussi estimé ce vendredi le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, sur France Inter.

Au troisième trimestre, la dette des Organismes divers d’administration centrale (Odac) a baissé de 300 millions d’euros (après - 1 milliard au deuxième trimestre) pour atteindre 68,4 milliards d’euros. Parmi les 700 Odac par exemple, l’Institut national des études démographiques, l’Ined, Météo-France, SNCF Réseau ou encore la Haute Autorité de santé, établie une liste de l’Insee.

La dette des administrations de sécurité sociale a augmenté de 7,6 milliards cet été, après déjà 7,8 milliards au trimestre précédent, pour atteindre 305,2 milliards d’euros. Enfin celle des administrations publiques locales (APUL) a augmenté de 500 millions d’euros après avoir reculé de 100 millions au deuxième trimestre, à 262,9 milliards d’euros.

Ces chiffres représentent la dette publique au sens de Maastricht. L’Insee calcule également la dette nette, qui tient compte des actifs financiers détenus par les administrations publiques. Au troisième trimestre, celle-ci s’élève à 3 232,3 milliards d’euros, soit 109 % du PIB après 107,4 % au deuxième trimestre.

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