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Nucléaire : en Allemagne, le mariage entre le français Framatome et le russe Rosatom vire au casse-tête

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La filiale d’EDF attend depuis trois ans la décision des autorités allemandes sur son projet d’alliance avec le géant russe pour produire du combustible nucléaire en Basse-Saxe. Un dossier complexe alors que la guerre déclenchée par Moscou contre l’Ukraine s’éternise.

L'usine Framatome le 15 avril 2023 près de Lingen, en Allemagne. (David Hecker /Getty Images.AFP)
ParChristophe Bourdoiseau
correspondant à Berlin
Publié le 28/01/2026 à 7h00

Se faire le plus discret possible. C’est l’objectif de Framatome en Allemagne. Le groupe de services nucléaires, détenu à 80,5 % par EDF, espère depuis trois ans le feu vert des autorités allemandes pour produire des barres d’uranium à Lingen, en Basse-Saxe, en partenariat avec une filiale de l’entreprise publique russe Rosatom, déjà en charge de 19 réacteurs nucléaires de l’ère soviétique (type VVER), désormais sur le territoire de l’UE (République tchèque, Bulgarie, Hongrie, Slovaquie...). Mais les Allemands ne se montrent ni impatients ni enthousiastes à l’idée d’une coopération nucléaire franco-russe sur leur territoire, à part peut-être en région Basse-Saxe où Framatome emploie 400 personnes.

L’Allemagne est sortie officiellement du nucléaire après la fermeture de ses trois dernières centrales en avril 2023. La moindre étincelle peut réveiller les mouvements antinucléaires qui dénoncent le projet à l’unisson.

«Nous devons arrêter de faire des affaires avec Poutine»

Par ailleurs, Berlin réclame un renforcement des sanctions contre le Kremlin. Le chancelier Friedrich Merz devait justifier cette dérogation malgré son soutien indéfectible à l’Ukraine. L’affaire est donc politiquement sensible… «Ce serait en totale con

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