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Nucléaire

La start-up Naarea bientôt sauvée par un groupe polonais, mais l’avenir des petits réacteurs SMR reste incertain

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Le tribunal de commerce de Nanterre se prononcera le 15 janvier sur la reprise par le polonais Eneris de l’entreprise en redressement judiciaire. Sa technologie visant à produire des petits réacteurs nucléaires SMR n’a pas encore tenu ses promesses.

La Chine devrait prochainement mettre en production sur le site de Linglong One (ici en août 2023), dans la province d'Hainan, le premier petit réacteur mondial. (Liu Kun/Xinhua. AFP)
Publié le 07/01/2026 à 20h00

C’est un peu le symbole du mirage des petits réacteurs «SMR» voulus par Emmanuel Macron, mais dont les prouesses technologiques se font pour le moment attendre. Dix fois plus petits et moins puissants que les réacteurs conventionnels type EPR, les «small modular reactors» étaient présentés comme le fer de lance de la relance de l’atome avec la promesse de minicentrales nucléaires moins coûteuses et faciles à déployer pour alimenter en électricité et en chauffage urbain usines et mégalopoles de demain. Mais aujourd’hui le réveil est brutal : en témoigne la proposition de reprise, pour à peine 500 000 euros, de la start-up Naarea par le groupe polonais Eneris. Le tribunal de commerce de Nanterre, qui a examiné ce mercredi l’offre du seul candidat en lice, se prononcera finalement le 15 janvier.

Fondée en 2020 par un ancien d’Alstom, Jean-Luc Alexandre, avec le soutien de l’entrepreneur Pâris Mouratoglou, Naarea (pour «Nuclear Abundant Affordable Resourceful Energy for All»), l’entreprise avait été placée en redressement judiciaire le 3 septembre dernier après avoir consommé to

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