Dans le monde des paris sportifs, c’est une petite révolution qui arrive bien tard. «Un événement majeur, quelque chose d’exceptionnel», vante même auprès de Libé Isabelle Falque-Pierrotin, la présidente de l’Autorité nationale des jeux (ANJ), organisme chargé de réguler les jeux d’argent en France. Lundi 7 novembre, à moins de deux semaines du début de la Coupe du monde au Qatar, les 17 opérateurs de paris sportifs autorisés en France ont signé quatre chartes pour «modérer la pression publicitaire et promouvoir une publicité responsable».
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Ils s’y engagent à exclure la communication publicitaire en faveur des jeux d’argent à proximité des établissements scolaires, à réduire de quatre à trois le nombre de spots diffusés pour les paris sportifs par coupure pub à la TV ainsi qu’à la radio, et de manière générale à «mieux maîtriser les communications commerciales». «Pour moi, c’est une réelle avancée et un signal très fort à destination des joueurs, s’enorgueillit la présidente de l’Autorité nationale des jeux. Cela montre qu’un travail de corrégulation entre l’ANJ et les acteurs peut fonctionner et conduire à des pratiques publicitaires plus responsables.»
2021, année de tous les excès
Pendant l’Euro 2020 – disputé en juin 2021, la faute à une pandémie mondiale –, le matraquage publicitaire des opérateurs de




