A mesure que l’inflation s’installe – les prix ont encore augmenté de 6,3% sur un an en mars –, les profits des entreprises restent importants et les salaires ne progressent pas au même rythme, au point que l’existence d’une boucle prix profits est désormais soupçonnée. Au lieu d’instaurer une taxe nationale sur les superprofits, au lieu de contraindre les entreprises à augmenter les salaires, le gouvernement a créé une prime défiscalisée et désocialisée et s’intéresse aux mécanismes de «partage de la valeur». Voilà plus de six mois qu’il s’agite sur le sujet. Plusieurs idées ont fait long feu, comme la promesse de campagne d’Emmanuel Macron d’instaurer «un dividende salarié» ou la proposition de l’eurodéputé Renaissance Pascal Canfin de contraindre les entreprises qui réalisent de superprofits à verser une superparticipation.
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Partage des richesses en entreprise : avec les primes Macron, un salariat à deux vitesses
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Alors qu’est présentée mercredi 24 avril en conseil des ministres une loi sur le partage de la valeur ajoutée tirée d’un accord national interprofessionnel signé en février, les conclusions d’une mission parlementaire rendues en avril constataient la «cannibalisation» opérée par les primes Macron sur les dispositifs de partage.
Lors d'une manifestation contre la réforme des retraites. Même moins médiatisé, le partage de la valeur entre les revenus tirés du capital et ceux du travail concerne les salariés au même titre que les retraites. (Xose Bouzas/Hans Lucas.AFP)
Publié le 12/04/2023 à 6h30, mis à jour le 24/05/2023 à 11h47
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