L’un des grands corps de l’Etat s’apprête à changer de tête. Ce mercredi 31 décembre, Pierre Moscovici laisse son poste de premier président de la Cour des comptes, après cinq années et demie à sa tête. Direction le Luxembourg, pour siéger, dès le 1er janvier, à la Cour des comptes européenne, bien moins sous les feux des projecteurs que l’institution de la rue Cambon, devenue un rouage majeur du débat public à mesure que les questions budgétaires sont devenues centrales dans les discussions politiques.
En guise de bilan, si l’ex-socialiste ne devait «retenir qu’une mesure» mise en place sous son mandat, ce serait la publication de tous les rapports réalisés. «Cela fait de la Cour des comptes une institution plus visible qu’elle ne l’a jamais été. Cela se mesure d’ailleurs en termes de reprises et de présence médiatique», explique à Libération Pierre Moscovici, alors qu’il fait ses derniers rangements et archivages avant son départ. Il reprend : «Nous ne travaillons pas pour les médias, mais c’est tout de même un indicateur. La Cour est plus écoutée que jamais : il y a pratiquement un rapport par jour ouvré qui sort et qui est publié. Et certains font du bruit et font bouger les choses.»
Nombre de rapports des chambres ré




